quotidien PRESENT « Le Bouquet du Rodia » par Anne Le Pape

Le plus remarquable dans les romans pour adolescents de François Villars est que l’auteur ne s’en tient jamais à des thèmes convenus. Bien sûr, il y est souvent question d’un camp scout, mais pas seulement. Les livres s’adressent d’ailleurs à tout public, garçons ou filles, qu’ils pratiquent le scoutisme ou non. De quel âge ? Celui durant lequel on commence vraiment à vouloir sortir de l’enfance. Garçons de 14 ans, filles peut-être un peu plus jeunes.

Bien sûr encore sont mises en scène des aventures, « accrocheuses » mais toujours plausibles : pas de jeunes Rambo qui pilotent impromptu des hélicoptères ou qui sauvent des foules par leur courage, mais des adolescents d’aujourd’hui, confrontés à des scènes de tous les jours, ce qui est  essentiel pour leur apprendre à réagir.

L’auteur, lui-même père de famille nombreuse, connaît ses jeunes lecteurs, leurs goûts, leurs intérêts, leurs besoins. Il leur fait aussi découvrir des régions de France ou des pays étrangers qu’il a visités « de l’intérieur », par exemple, dans ce nouveau roman, ce pays catholique qu’est l’Estonie et son histoire mouvementée.

Mais surtout Villars, par le biais de la fiction, aborde en douceur des thèmes plus subtils. Dans Le Bouquet du Rodia, il y est question de la facilité avec laquelle un jeune garçon, même « bien sous tout rapport », peut glisser dans la vulgarité, et le moyen de s’en sortir par la découverte de la véritable beauté. Tout cela présenté au milieu de la plus brûlante actualité : même s’il ne paraît qu’aujourd’hui le livre, écrit en 2012, prouve que la fiction précède parfois les événements. Mais chacun sait que les écrivains sont souvent visionnaires…

ANNE LE PAPE

_ François Villars, Le Bouquet du Rodia,

éd. Arwann,  284 pages, 15 euros.

Le Bouquet du Rodia : C’est le nouveau roman de François Villars.

On reste dans la même veine, c’est un roman pour les adolescents, très actuel et qu’on ne peut plus fermer jusqu’à la fin.

Le thème centré sur l’extraordinaire puissance de la Beauté, pourrait laisser penser à un ouvrage de réflexion : on y réfléchit, certes , mais aussi on affronte toutes sortes d’urgence et de danger. Fort heureusement, Kévin 17 ans, n’a pas froid aux yeux et sais se débrouiller. On retiendra de ce livre la terrible réalité actuelle de la société et les drames épouvantables qui menacent les Français. D’ailleurs, François Villars à un peu bousculé le calendrier de ses publications pour faire paraître dès maintenant ce roman déjà écrit depuis plusieurs années afin de ne pas se faire doubler par l’actualité.

Cette histoire aura une suite aussi palpitante dont l’action se passe en Estonie puis à Saint-Pétersbourg. Mais il faudra patienter pendant une année.

Sans déflorer l’histoire voici un bref résumé :

 Résumé

Le Hérisson tourne vraiment bien, Kévin, son chef aguerri,  mène sa patrouille avec une fougue pleine d’efficacité mais pourtant sans finesse. Un certain soir de camp, c’est la faute ! Une faute sérieuse. Se pose alors au chef de troupe, seul témoin de ce grave dérapage, le difficile problème de sanctionner sans pourtant déshonorer. Finalement il trouve une solution juste qui, tout en résolvant ses propres soucis de logistique, donnera au fautif l’occasion de réparer. Mais les choses ne se passent pas vraiment comme prévu, Kévin doit déployer toute sa force et son habileté pour accomplir sa mission. Au bout de l’épreuve il découvre l’incroyable pouvoir de la beauté.

Mais cela suffira-t-il à éviter l’épouvantable drame qui se prépare dans l’ombre ?

 283 pages

20,5 x 14 cm

Prix 15 €

pour commander : Librairie Arwann

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L’Homme Nouveau 7 mai 2016

Par Marie Lacroix

 

– Cette année, la troupe de Rosnay campe à une vingtaine de km de Verdun, à l’ombre d’un château habité par une famille aristocratique sans le sou. La vie au camp bat son plein tandis qu’un archéologue poursuit ses fouilles dans le sous-sol du parc. C’est alors que les scout surprennent par hasard un photographe embusqué visant deux  jeunes filles. L’une d’elle, claire L’aînée des châtelains, est censée ne jamais fréquenter l’autre fille, occupant avec sa famille l’abbaye voisine, ennemie déclarée du château. Alors, quand on constate la disparition  de Claire, tous les soupçons sont permis. Dès les premières pages, le ton est donné ; un ton résolument scout avec la vie en plein air, les installations en bois, les jeux, les veillées et toutes les activités propres à ces jeunes épris d’idéal chevaleresque.
– Un roman qui plaira donc à tous les scouts, filles et garçons et même au-delà. Car si toutes les spécificités du scoutisme s’y retrouvent, elles en donnent les vertus morales et le cadre. Mais l’intrigue se noue entre des personnages qui ne sont pas scouts. C’est bien l’intérêt de ce livre de faire ressortir la différence entre les modes de vie et de rappeler quelles sont les « vraies valeurs ». Ce récit au style enlevé et rondement mené, aborde en particulier les difficultés de rapport entre les parents et les enfants : rigidité, trop grande sévérité, ou au contraire laxisme. Tout en  évoquant les familles recomposées.

Envolée de Verdun, critique des Cahiers Saint Raphaël

Verdun-Livre1000x1000Le centenaire de la bataille de Verdun approche et François Villars ne pouvait manquer cette occasion. Il présente donc un nouveau roman qui prend pour cadre les champs de bataille de Verdun et dont l’intrigue nous plonge au cœur même de cette page tragique de notre histoire. Les scouts installent leur camp et se mettent alors en place tous ces petits événements normaux et pittoresques qui en émaillent tout naturellement le déroulement. Pendant les explorations, un curieux compagnon se mêle à la Patrouille du Hérisson. Il les guide sur les lieux et leur fait revivre cette terrible bataille, les scouts sont sous le charme… mais est-il bien prudent de lui faire confiance ? C’est le doute qui ronge Thierry et Joël du Hérisson lorsque survient, au domaine de Vaudoncourt, un drame familial chez les hôtes des scouts et tous ces petits riens du début prennent soudain une autre résonnance pour rendre l’intrigue de plus en plus oppressante.

Dans un style et un contexte très actuels, François Villars nous livre ici un roman qui se trouve porté par le même souffle épique, mais aussi tendre et réaliste. On a bien du mal à s’arracher à la lecture car c’est à la fois palpitant mais tellement familier. À conseiller donc à tous les adolescents et particulièrement aux scouts et guides. Mais dans ce roman, les jeunes trouveront davantage que de l’aventure, en quelques pages bien enlevées, ils comprendront le véritable déroulement de la bataille de Verdun, le contexte réel de la Grande Guerre et les raisons profondes qui ont poussé les nations d’Europe à s’anéantir mutuellement.

François Villars se montre fidèle à ses engagements puisque après les « Maudits du Maquis », il a livré une nouvelle édition du « Corbeau de la Loue » la précédente étant épuisée. Cette nouvelle année il présente donc « L’Envolée de Verdun » et rééditera « La petite Croix de Laponie »… en attendant le roman suivant, mais ce sera dans un an.

Cet ouvrage, comme les précédents, peut être commandé sur la boutique du site arwann.com

Mission ARWANN à Saint Pétersbourg EMPLETTES

François Villars / Anne Lepape
PRESENT du vendredi 18 septembre 2015

Faites-vous écrire le monastère de provenance de l'icône
Faites-vous écrire le monastère de provenance de l’icône

Le rouble est encore très avantageux malgré la dépréciation de l’euro… profitons-en ! Mais qu’acheter à Saint-Pétersbourg ?

Les belles icônes ne doivent s’acheter que dans les églises. Comptez environ 35 000 roubles (500euros) pour un format 25 x 30 cm, il est très difficile de trouver plus grand. Il ne faut pas négocier mais demandez le nom et le lieu du monastère où elle a été peinte pour l’inscrire au dos.

Ne ratez pas la Maison du Livre à l’angle de la perspective Nevsky et du Canal Griboïedov. Elle est reconnaissable avec son dôme ogival en verre et bronze, c’était l’ancien quartier général en Russie des machines à coudre Singer. Vous y trouverez de magnifiques livres en français sur Pétersbourg et la Russie. C’est également là que nous avons pu trouver des cartes postales. Ensuite, montez à l’étage prendre un goûter au salon de thé avec vue sur ND de Kazan.

Les arcades des grands magasins.
Les arcades des grands magasins Bolshoy Gostiny Dvor.

Passez aux galeries marchandes Bolshoy Gostiny Dvor, ce grand bâtiment jaune à deux niveaux de type plazza sur l’Avenue de Nevsky est l’un des centres commerciaux les plus importants de Saint-Pétersbourg. On y trouve des boutiques de toutes tailles qui vendent des souvenirs, du caviar, des chaussures et des chapeaux, des vêtements en prêt à porter ou en création, des bijoux, de la musique, du parfum, des jouets et de magnifiques fourrures. Tous pourront se laisser tenter par les souvenirs et le caviar.

À peine plus loin, en s’éloignant au sud de la

Bien sûr de la vodka ! Les supermarchés regorgent de tous les produits.

perspective Nevsky, se trouvent d’autres galeries, bien moins chic mais bien moins chères, fringues et chaussures essentiellement. On peut « flasher » sur de nombreux articles, les femmes russes aiment beaucoup la couleur. Si vous appréciez les chaussures excessives, vous êtes au bon endroit : on trouve absolument tout et dans toutes les couleurs. Dans ce même coin, on peut tomber sur des occasions mais il faut se débrouiller en russe (au minimum avoir un dictionnaire avec soi). Ainsi, nous sommes entrés dans une boutique de mariage et l’une d’entre nous a pu clore son trousseau, en particulier avec un ravissant paletot en duvet de cygne pour seulement le prix de la location en France.

Enfoncez-vous ensuite dans les souks ouszbek, tadjik… beaucoup de vêtements pour femmes, en long, parfois en court et toujours très coloré. Là il faut marchander et faites-vous reconnaître comme Français. Dépaysement et coups de cœur assurés… La sécurité en prime.

Un kokochnik plaira forcément à une petite danseuse.
Un kokochnik plaira forcément à une petite danseuse.

Enfin il faut aller au Mega, Lenta ou autre enseigne de supermarché. C’est là qu’on trouvera au meilleur prix les spécialités russes : vodka et caviar bien sûr, mais on en découvre bien d’autres comme les concombres au miel. Tout y est parfaitement organisé, même pendant l’affluence on ne fait pas la queue aux caisses. Le poste de la caissière donne sur la file servie, c’est infiniment plus pratique que d’être séparés par le tapis. Bien souvent les palettes à peine ouvertes sont entrées dans les rayons, on peut y lire la provenance des denrées : Chili, Argentine, Uruguay, Afrique du sud, Turquie, Iran… pour les fruits, plus rien ne semble venir d’Europe. En revanche nous n’avons pas pu voir la provenance de la viande. Les habitudes alimentaires pour les laitages sont très différentes des nôtres et il nous a fallu tester de nombreux produits avant de découvrir quelque chose qui nous rappelle nos bons fromages blancs. Ce qui est certain, c’est que vous devez oublier pour un temps le goût de nos vrais fromages.

Notre réponse aux sanctions américaines
Notre réponse aux sanctions américaines

Enfin, si vous voulez rapporter quelque chose de véritablement typique, entrez dans une gare ou un bâtiment où passe beaucoup de public, des Russes, et trouvez une échoppe de T-shirt. C’est du Poutine sur une bonne moitié des vêtements : Poutine aviateur, Poutine capitaine, chasseur, judoka, agent secret, chevauchant un ours, un orque… et puis celui-ci en karatéka où, d’un magistral coup de pied, il frappe au menton la face d’un Obama arrogant. La légende en russe uniquement : Notre réponse aux sanctions américaines. Nous avons croisé pas mal de types qui portaient ainsi du Poutine, mais nous vous déconseillons d’essayer en France… Remarquez cependant que le problème reste le même si vous portez du Hollande !

Mission ARWANN à Saint Pétersbourg

Article paru dans Présent du vendredi 18 septembre 2015
propos recueillis par Anne Lepape

François Villars, vous revenez d’un séjour à Saint-Pétersbourg, qu’est-ce qui vous a conduit là-bas ?
— Je travaille sur trois ouvrages qui se dérouleront en Finlande, à Pétersbourg et dans les Pays Baltes. Je connaissais déjà très bien la Finlande, assez bien les États baltes mais pas du tout la ville de Pierre le Grand. Nous avons donc monté une mission Arwann pour nous imprégner de l’atmosphère de la deuxième ville de Russie. Nous y sommes allés en minibus et ferries, sans voyagiste, en supportant de perdre deux heures au poste frontière, à l’aller comme au retour. Il est indispensable de posséder quelques rudiments de russe, l’anglais est très rarement parlé. Pour mieux sentir la population et la ville, nous avons choisi de camper… très folklorique !

— Saint-Pétersbourg est célèbre pour ses palais, ses musées et ses églises, les avez-vous visités ?

La mission ARWANN devant Saint Sauveur par le sang
La mission ARWANN devant Saint Sauveur sur le sang versé

—Je n’ai qu’un mot : tout est magnifique. À Pétersbourg, tout est extraordinairement beau et cette beauté parle aussi bien aux initiés qu’aux âmes simples. Les restaurations de la résidence d’été, Peterhof (prononcez Petergof pour être compris) comme celle du palais de l’Ermitage, sur la Neva, sont exceptionnelles et rien, comme un vagin de la reine ou un homard géant en plastique, pour gâcher l’émerveillement.
Lors de notre visite à l’Ermitage, c’était le jour mensuel de gratuité, à l’heure d’ouverture il y avait deux files d’au moins 3 000 personnes chacune… Grâce à nos billets pris sur internet, nous sommes entrés les premiers et avons pu découvrir ce magnifique palais avant que la foule ne l’envahisse. Chaque salle est unique et offre un ravissement différent. Du temps de Pierre le Grand et longtemps après encore, il est certain que les moujiks ont souffert mais, aujourd’hui, chaque Russe possède pour lui cette beauté extraordinaire et, en ce jour de gratuité, les russophones supplantaient très largement les groupes de touristes.
Pour les églises et les cathédrales, je n’ai qu’un conseil, il faut absolument visiter ces merveilles le matin, dès l’ouverture, pour éviter l’affluence.

— En dehors du parcours du touriste obligé, où êtes-vous allés pour rencontrer l’âme de Pétersbourg ?
— Nous sommes allés sur la route, dans le métro, dans les gares, dans les bus et les trolleys, les tramways, les stations-services (35 roubles le litre de diesel = 0,48 euros), les supermarchés, les magasins, les cafés, les banques, les boutiques bon marché, les souks orientaux, la perspective Nevsky, les cités HLM, les nouvelles cités, les chantiers… partout. Pétersbourg est une ville récente, pas de ruelles, tout est large et spacieux et les immeubles n’excèdent jamais quatre étages, l’eau des canaux est partout.
Au-delà du centre-ville avec ses monuments se trouve une large ceinture « stalinienne » et, encore au-delà, une ceinture de bâtiments récents et modernes. La phase de restauration au centre semble presque achevée et il y a relativement peu de travaux en cours, mais il suffit de regarder au loin depuis l’immense dôme de Saint-Isaac pour découvrir une forêt de grues : Pétersbourg est une ville en pleine expansion. D’énormes travaux maritimes ont lieu pour que l’île principale de Vasilievski puisse accueillir toute sorte de ferries, rouliers et autres gigantesques navires.

— Quels sont les points qui vous ont marqués et que nous retrouverons sans doute dans ces prochains ouvrages que vous nous promettez ?
— Il y a tant à dire ! Mais je ne retiendrai que deux points. Le premier concerne la population : Pétersbourg étant la plus européenne des villes russes, je m’attendais à y trouver l’équivalent des Parisiens et des Parisiennes… quelle erreur ! Le cœur de la Russie a été initialement peuplée de Slaves ou Rus qui viendraient des Carpates, des Vikings ou

Palais de l'Ermitage : Tout y est extraordinairement beau
Palais de l’Ermitage : Tout y est extraordinairement beau

Varègues s’y sont mêlés. En revanche, l’empire russe d’aujourd’hui rassemble un grand nombre de peuples. Observons les frontières : des Finnois et des Scandinaves vers le nord-ouest, des Germaniques vers l’est, des Arméniens au sud-est, des Irakiens et de Iraniens plus loin au sud-est et, enfin, des Jaunes de tous types, dans toute la Sibérie et jusque sur les côtes arctiques. Cette grande diversité se retrouve dans les types russes. En se promenant sur la perspective Nevsky, (une fois retirés les touristes étrangers, très reconnaissables), on ne peut ignorer qu’on se trouve en Russie. Les hommes présentent en majorité des traits typiques rappelant un peu les mustélidés, ou alors ils ont la tête bien ronde, il y a également des profils d’aigles pour ceux du sud-est. Chez nombre de femmes, on distingue la touche hunnique, mongole, tchouktche, yakoute, nenètse : visage large, pommettes hautes, yeux très clairs, très expressifs et légèrement bridés, et souvent ce petit nez fin, en trompette, qui se termine en boule. Il y a beaucoup d’élégantes sur Nevski et elles aiment la couleur, contrairement aux Parisiennes qui n’aiment que le noir. Et les hommes ? Les hommes semblent ignorer le port du jogging et c’est tant mieux. Les jeunes gens m’ont laissé une impression de virilité bien supérieure à celle que l’on perçoit en France.
Nous avons été aussi très surpris du nombre de mariages rencontrés chaque jour : au moins cinq ou six, de toutes conditions sociales.
La nation russe réalise une cohabitation parfaitement réussie car il n’y a pas de déracinés, pas de racisme et… pas de complexes : dans le souk ouszbek, un peu derrière les grands magasins, pistolet mitrailleur approvisionné en bandoulière, j’ai vu un policier tout seul qui contrôlait deux « faciès » qui se tenaient à carreau. Imaginez la même scène aux puces de Saint-Ouen !

— Et le second point qui vous a marqué ?
— La vie est très simple malgré la technologie. Chacun s’adapte pour le détail et l’efficacité. Imaginez par exemple Paris sans péage, sans parcmètres, sans radar, sans caméras et sans encombrements ! Pourtant, ça roule et ça stationne et malgré ça, même aux heures de pointes, pas de coups de klaxon rageurs, pas d’énervement… juste de l’efficacité individuelle en plus de l’organisation générale. Mais il n’y a pas que la circulation qui donne cette impression, absolument partout, une multitude de petites gens « régulent » et préviennent les problèmes bien mieux que les caméras de flicage. À Pétersbourg, par exemple, on se gare énormément en épi (les rues sont toujours très larges), comme notre minibus est un peu long j’avais peur qu’il n’empiète trop sur la rue alors je l’avais garé davantage incliné… le « surveillant » d’un hôtel s’est levé et m’a expliqué que je devais me garer bien parallèle aux autres voitures. En somme, j’ai retrouvé l’atmosphère de simplicité des années 60 et 70… cette époque bénie, encore vierge de tout ce fatras de règles, de normes, de directives qui nous pourrissent la vie. C’est en quittant la Russie pour entrer en Estonie que j’ai brutalement pris conscience de cette simplicité… et il y a 12 ans seulement que l’Estonie a rejoint Bruxelles.
La Russie est en train de trouver son propre chemin, dans le plein respect de son identité et de sa grandeur.

Réédition du Corbeau de La loue

Livre icone Corbeau de la LoueComme annoncé, nous venons de rééditer « Le Corbeau de La Loue« . La première édition par Clovis en 2000 est quasiment épuisée. L’histoire est rigoureusement la même, cependant le texte a été légèrement amélioré et quelques chapitres ont été regroupés. Trois annexes techniques ont été ajoutées ( radeau scout, Loue et Lison, Type H Citroën). Cette édition bénéficie du même format, l’épaisseur du livre permet de respecter les nouveaux gabarits  (et donc tarifs) de la poste (qui changent trop souvent à notre gré).

En préparation pour octobre-novembre 2015 : « L’Envolée de Verdun » qui tombe pile pour le centenaire de la Bataille de Verdun (février -décembre 1916).

 

 

Dans « L’homme nouveau » du samedi 25 avril 2015

Les Maudits du Maquis , par Marie Lacroix
L’homme nouveau » du samedi 25 avril 2015

la Cure dans les gorges
la Cure dans les gorges

La troupe de Rosnay part camper dans le Morvan. Le temps n’est pas beau, mais les scouts savent faire contre mauvaise fortune bon cœur. En suivant les gorges de la Cure pour parvenir au lieu de camp la découverte d’un mystérieux sac à dos ayant séjourné dans l’eau, les plonge 60 ans en arrière. La région a abrité u maquis à la fin de la guerre. mais impossible de savoir ce qui s’est vraiment passé derrière la version officielle : Les rancœurs et es souvenirs semblent encore bien lourds. La patrouille du Hérisson va enquêter et découvrir peu à peu un terrible secret.

Nul doute que ce roman plaira aux adolescents, garçons ou fille, de 14 ans ou plus, passionnés de scoutisme. L’auteur sait de quoi il parle quand il décrit les installations, la vie au camp, mais aussi les aspirations et les difficultés des garçons. On s’y croirait ! Dans un style vivant au vocabulaire précis, l’esprit qui se dégage de la lecture, à travers des situations ou des histoires tragiques, est excellent. La référence à la prière, le rôle du prêtre n’y sont pas pour rien, donnant aux garçons de quoi réfléchir et mûrir. Cela vaut aussi pour le jeune lecteur embarqué dans cette aventure dans le temps passé mais qui se vit au présent. On apprécie aussi les quelques remarques sur l’Histoire qui sortent des sentiers battus faisant de ce livre un très bon moment de lecture ou le mystère et l’aventure le disputent à la réflexion intellectuelle et spirituelle. Un excellent roman scout en somme !