Réaliser un film au camp

Par Epaulard.

baden_powell_portrait - CopiePourquoi faire un film de camp :

– Les scouts/guides auront un souvenir de ce qu’ils ont fait
– C’est un reportage pour les parents, les amis…
– Cela permet de faire de la publicité pour la troupe/compagnie afin de recruter

Voici quelques conseils tirés de mon expérience. Ceci n’est bien sûr pas la règle absolue. Si vous avez d’autres suggestions ou remarques, celles-ci sont les bienvenues.

Pour filmer :

    1. Le film doit raconter une histoire. Ceci est très important. Une personne extérieure au camp doit comprendre le déroulement du camp, les activités principales, les temps forts, la vie au camp…
    2. Penser à filmer toutes les activités principales
    3. Penser à filmer de quoi raconter une journée type au camp (réveil, PDDM, Veillées…)
    4. Chaque participant doit au moins apparaître une fois en tant qu’acteur principal ; pour lui-même, pour ses parents, ses amis… c’est indispensable la considération des autres et une véritable place dans une société est indispensable à chacun des scouts ou guides. (tenir une comptabilité des apparitions)
    5. Eviter donc de toujours filmer les mêmes boute-en-train ou les mêmes enfants photogéniques.
    6. Pour satisfaire ces 5 premiers points, UNE SEULE PERSONNE est responsable du film , préparation, prise de vues, montage. Cela signifie qu’avant le camp, on désigne untel pour filmer le camp et c’est une véritable mission.
    7. Ensuite quelques conseils techniques
    8. Ne jamais zoomer ou dé-zoomer en filmant.
    9. Garder la caméra la plus immobile possible
    10. Ne pas faire de panoramique en filmant
    11. Pour les points 8, 9, 10  –  ces conseils sont basés sur le fait que la plupart des cas, les zooms et les panoramiques sont exécutés trop rapidement et le rendu sur un film est très désagréable. Il est donc possible d’exécuter ces actions mais alors il faut aller très, très, très lentement. (parfois pour le zoom c’est impossible)
    12. Faire des plans  d’au moins 5 secondes ; avec le numérique ça ne coûte rien.
    13.  Faire beaucoup de gros plans, mains, visages, actions… les spectateurs comprendrons un peu mieux ce qui se passe.
    14. Attention aux contre-jours, à l’exposition. Par exemple, filmer les couleurs qui flottent au mât est un exercice difficile car la luminosité va se régler automatiquement sur le ciel et les pavillons vont paraître  sombres et même noirs.
    15. effectuer une formation aux scouts ou guides AVANT le film. Les acteurs ne doivent pas réagir à la caméra, ils doivent continuer leur action comme si on ne les filmait pas. Ne pas hésiter si besoin à préparer de petites scènes (installations, intendance…)
    16. Un film de camp a vocation à circuler et sera montré à un large public qui n’a pas nécessairement notre sensibilité  ==> Donc : Les films délires en camp n’intéressent que vous (idem pour les photos) et risquent bien de vous faire du tort.

Pour monter le film :

  1. Inclure une séquence d’introduction qui montre notamment la région où se déroule l’action
  2. Les séquences ne doivent pas être trop courtes ni trop longues. Il faut faire des choix
  3. Les logiciels offrent des transitions de tous les styles, avec des effets. Le plus simple et le plus sobre est souvent préférable.
  4. Le thème musical est important car, souvent, il va donner son caractère à la séquence. En général, le répertoire des musiques de films est suffisant pour couvrir les besoins mais celui-ci commence à être connu. On citera comme compositeur de musique de film : Ennio Morricone ou Hans Zimmer… Il faut aussi ajouter tout le répertoire de la musique classique, de thèmes instrumentaux de chansons. Bref, la liste est longue. La musique est là pour mettre en valeur l’action, suggérer l’atmosphère.
    • Des commentaires en voix « off » sont bienvenus. Les textes doivent être courts et simples. Choisir une belle voix avec une belle diction (garçon ou fille indifférent, mais belle voix impérative)
    • Prévoir un générique de fin avec la liste des participants au camp ainsi que des remerciements à ceux qui vous ont aidés. Envoyer ensuite une copie à ceux qui vous ont accueilli pour le camp est une bonne façon de remercier encore
  5. La durée d’un film devrait être de l’ordre d’une demi-heure. Pour information, lorsque je montais mes films, j’ai calculé qu’il me fallait en moyenne une heure de travail par minute de film (soit 30 heures de travail  pour 30 minutes de film). De la même manière, un caméraman « moyen » obtient un rendement de 20%. C’est à dire que 80% des prises ne seront pas utilisées (mal filmé, action pas nette, action à ne pas montrer, répétitions, problème de lumière…) Avec de l’expérience le rendement s’améliore mais il faut savoir ne pas tout mettre.

Pour la projection du film :

  1. Prévoir une salle adaptée (en général, on utilisait des salles paroissiales)
  2. Prévoir le matériel et le tester avant la projection : Baffles, amplificateur, video projecteur, ordinateur. Sans doute est-ce un corolaire de la loi de Murphy mais si on ne teste pas l’ensemble du système en conditions réelles, avec  LE MATERIEL QUI SERA UTILISE  le jour J.  Il y aura toujours quelque chose qui ne marchera pas et ça sera  CATA !
  3. Faire la publicité, je pense qu’il est préférable de projeter le film du camp le soir, avec tout le monde en même temps (scouts/guides, parents, amis…). Pourquoi ? sans doute pour plus de solennité mais surtout  parce que c’est LE moment de gloire des acteurs du film et ces derniers ont besoin d’être présents quand leurs parents, et leurs frères et sœurs verront ce qu’ils ont vécu.
  4. Projeter le film assez rapidement après l’action. Ne pas attendre trop longtemps (à la rentrée s’il s’agit du film du camp d’été ).

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